Je ne suis pas opposé, a priori, à la création d’un pôle d’attractivité commerciale pour Vence s'il fait la preuve de son intérêt général et s'il permet de dynamiser un tissu commercial de cœur de ville en difficulté.
Mais ce projet très ambitieux de 9000 m2 et localisé avenue Emile Hugues, présenté à la presse durant l'été, lève de nombreuses questions :
- Des questions sur le déséquilibre commercial qu'il va inévitablement créer vis-à-vis de notre centre-ville et de notre centre historique,
- Des questions sur le surplus de circulation qu'il va engendrer sur une avenue Emile Hugues déjà surchargée,
- Des questions sur son efficacité réelle vis-à-vis de ce que l'on appelle « l'évasion commerciale », c'est-à-dire, en mots simples, le fait d'aller faire ses courses ailleurs qu'à Vence,
- Des questions sur la qualité visuelle et urbanistique de l'entrée de Vence, facteur très important de son attractivité,
- Des questions enfin sur le nombre de places de parking et leur coût pour les Vençois, paramètres fondamentaux à la vitalité d'un centre-ville.
Enfin, un projet d'une telle ampleur ne peut se faire sans l’avis des Vençois : les études nationales indiquent que les français sont fortement attachés aux commerces intra-muros et qu’ils sont de plus en plus attachés à leur centre-ville. Ils associent la qualité de vie à l’attractivité de leur centre ville, générateur d’emplois et de vertu sociale en particulier à Vence comme le précise l’enquête PIVADIS. Tout doit être donc être fait pour favoriser la persistance et le développement des commerces du centre-ville.
L'équipe majoritaire ne peut donc céder un terrain à enjeux à un opérateur privé sans que ce projet ne soit étudié dans une politique commerciale globale, au risque de délaisser les commerçants implantés sur notre territoire et qui font depuis longtemps son dynamisme.
Nous demandons donc des réponses aux nombreuses questions que nous posons avant toute cession d'un terrain municipal ( terrain Passeron) en vue de la réalisation de ce projet privé.
La localisation d’une véritable gare routière protégée des intempéries et d’un vaste parking de dissuasion proche du centre historique sont des sujets qui mériteraient d’être débattus avant toute décision hâtive (et irréversible) de la majorité municipale actuelle.