Hier, en Conseil Municipal, on devait élire les représentants du Conseil municipal de Vence au sein de la future Métropole.
Au lieu de nous dire simplement et d'emblée que la majorité ne comptait laisser aucune place à l'opposition, il a été procédé à une élection avec désignation d'un Président, d'assesseurs, de scrutateurs, mise en place d'une urne et d'un isoloir, alors que les résultats étaient connus d'avance : les 4 élus seraient tous issus de la majorité municipale.
Une mascarade, un simulacre de démocratie.
On nous a rétorqué : "nous appliquons la loi".
C'est vrai.
Sauf que de nombreux Maires du département, plus démocrates que celui de Vence, ont décidé d'ouvrir la représentation de leur commune dans la Métropole à l'opposition alors que rien ne les y oblige.
La majorité municipale connaissait-elle le nombre de sièges qui seraient attribués à Vence quand elle a voté à l'unanimité l'intégration de notre commune dans la Métropole ? Si c'est le cas, c'est grave.
Lisez plutôt :
Nice : + 23 sièges ( 41 sièges dans la Communauté Urbaine, 64 dans la Métropole).
Vence : - 1 siège ( 5 sièges dans la Communauté Urbaine, 4 dans la Métropole).
Alors que la Métropole azuréenne est une concentration de pouvoirs encore jamais vue, Vence sera donc encore moins représentée et aucune place ne sera laissée à l'opposition qui représente je le rappelle 57% des votes cumulés lors des dernières municipales.
Tout cela va donc à l’encontre du principe de respect de la légitimité locale et de la plus élémentaire démocratie.
Fort heureusement, en 2014, la loi changera et le mode de désignation des conseillers "métropolitains" se fera avec un mode de scrutin qui laissera place à toutes les sensibilités politiques représentatives de la commune.